Fertilité

Environnement et fertilité

Endométriose et fertilité - Dr Jade Raad
Introduction

Environnement et fertilité : quels facteurs ont un réel impact ?

De nombreux facteurs environnementaux et habitudes de vie peuvent influencer la fertilité, chez la femme comme chez l’homme.

Tous n’ont pas le même niveau de preuve scientifique : certains effets sont clairement démontrés, tandis que d’autres relèvent d’un principe de précaution, fondé sur des données biologiques et épidémiologiques cohérentes.

Lors de la consultation de fertilité, une évaluation personnalisée permet d’identifier les facteurs réellement pertinents dans votre situation et pouvant optimiser la fertilité naturelle.

Facteurs

Hygiène de vie

Ce sont les facteurs environnementaux les plus délétères pour la fertilité, y compris en PMA.

Recommandation : arrêt complet au moins 3 mois avant un projet de conception ou une PMA.

Le surpoids comme la maigreur excessive ont un impact négatif sur la fertilité et les résultats en PMA.

Une perte de poids modérée (5–10 % du poids initial) améliore significativement la fertilité chez les femmes en surpoids.

Le surpoids peut avoir un impact sur la fertilité masculine. L’excès de masse grasse perturbe l’équilibre hormonal, en particulier la production de testostérone, et peut altérer la qualité du sperme.

Chez les hommes en surpoids, on observe plus fréquemment :

Ces anomalies ne sont pas systématiques mais deviennent plus fréquentes lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) augmente.

Une perte de poids modérée (5 à 10 % du poids corporel) peut améliorer le profil hormonal et la qualité spermatique. Les bénéfices sont progressifs et apparaissent généralement après plusieurs mois.

Une consommation excessive est associée à une diminution de la fertilité et à une augmentation du risque de fausse couche.
Facteurs

Alimentation

Parmi les différents modèles alimentaires étudiés, un régime de type méditerranéen est celui dont les données sont les plus consistantes en fertilité et en AMP. Il est associé à : une meilleure qualité ovocytaire et spermatique et de meilleurs taux de grossesse en PMA dans certaines études.

L’objectif n’est pas un régime strict, mais une base méditerranéenne la majorité du temps.

À privilégier

À limiter

À limiter

Et chez l’homme ?

Une alimentation de meilleure qualité est associée à de meilleurs paramètres spermatiques, probablement via une réduction du stress oxydatif et de l’inflammation. Elle agit en synergie avec l’arrêt du tabac/cannabis et le contrôle du poids.

Les données scientifiques suggèrent qu’une consommation excessive de caféine pourrait être associée à des issues reproductives moins favorables.

Facteurs

Environnement

Les perturbateurs endocriniens sont des substances capables d’interférer avec le système hormonal. Les données humaines suggèrent un impact possible sur la fertilité, avec un niveau de preuve variable selon les substances, mais une plausibilité biologique reconnue.
L’objectif est de réduire l’exposition globale, sans excès ni anxiété.
Des associations ont été décrites entre exposition à la pollution atmosphérique et fertilité, ainsi qu’avec certaines issues de grossesse. La mesure individuelle de l’exposition reste complexe, mais une réduction des expositions évitables s’inscrit dans une démarche de prévention globale.

La spermatogenèse nécessite une température testiculaire inférieure à celle du corps. Une exposition thermique peut altérer la qualité du sperme pendant 1 à 3 mois, de façon réversible.

Quand agir ?

Anticiper pour optimiser les chances de grossesse

Idéalement 3 mois avant un projet de grossesse ou une PMA. Ce délai est particulièrement pertinent pour :

FAQ

Environnement et fertilité

L’environnement joue un rôle clé dans la fertilité, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. Cette FAQ a pour objectif de répondre simplement aux questions les plus fréquentes et de vous aider à mieux comprendre les liens entre environnement et fertilité, afin de faire des choix éclairés au quotidien.
Les facteurs les mieux démontrés sont : tabac, cannabis, poids (IMC trop élevé ou trop bas), et chez l’homme chaleur/fièvre (sauna, bains chauds fréquents, fièvre récente).
Les données synthétisées par plusieurs sociétés savantes montrent des effets délétères chez la femme et chez l’homme, y compris en contexte d’AMP.
Ce délai correspond principalement au cycle biologique de production des spermatozoïdes. Chez la femme, il permet d’optimiser l’environnement hormonal et endométrial.
Un IMC élevé ou bas est associé à des résultats moins favorables en AMP, avec des variations selon les indications.

Non. L’approche la plus robuste est une réduction raisonnée de l’exposition, ciblant les gestes à fort impact.

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