Fertilité
Environnement et fertilité
Introduction
Environnement et fertilité : quels facteurs ont un réel impact ?
De nombreux facteurs environnementaux et habitudes de vie peuvent influencer la fertilité, chez la femme comme chez l’homme.
Tous n’ont pas le même niveau de preuve scientifique : certains effets sont clairement démontrés, tandis que d’autres relèvent d’un principe de précaution, fondé sur des données biologiques et épidémiologiques cohérentes.
Lors de la consultation de fertilité, une évaluation personnalisée permet d’identifier les facteurs réellement pertinents dans votre situation et pouvant optimiser la fertilité naturelle.
Facteurs
Hygiène de vie
Tabac et cannabis
- Chez la femme : altération de la qualité ovocytaire, accélération du vieillissement ovarien, diminution des chances de grossesse spontanée et en PMA, augmentation du risque de fausse couche.
- Chez l’homme : diminution de la concentration, de la mobilité et de la morphologie des spermatozoïdes, augmentation des anomalies de l’ADN spermatique.
Recommandation : arrêt complet au moins 3 mois avant un projet de conception ou une PMA.
Surpoids et fertilité chez la femme
- IMC > 25 : baisse de la fécondabilité, troubles ovulatoires, augmentation du risque de fausse couche et complications de grossesse.
- IMC < 18,5 : aménorrhée, anovulation, diminution de la réceptivité utérine.
Une perte de poids modérée (5–10 % du poids initial) améliore significativement la fertilité chez les femmes en surpoids.
Surpoids et fertilité chez l'homme
Le surpoids peut avoir un impact sur la fertilité masculine. L’excès de masse grasse perturbe l’équilibre hormonal, en particulier la production de testostérone, et peut altérer la qualité du sperme.
Chez les hommes en surpoids, on observe plus fréquemment :
- Une diminution de la concentration et de la mobilité des spermatozoïdes ;
- Une augmentation des anomalies morphologiques ;
- Une fragmentation accrue de l’ADN spermatique.
Ces anomalies ne sont pas systématiques mais deviennent plus fréquentes lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) augmente.
Une perte de poids modérée (5 à 10 % du poids corporel) peut améliorer le profil hormonal et la qualité spermatique. Les bénéfices sont progressifs et apparaissent généralement après plusieurs mois.
Alcool
- Femme : éviter l’alcool dès le début des essais (zéro pendant la grossesse).
- Homme : limiter fortement (≤ 2–3 verres par semaine).
Facteurs
Alimentation
Régime alimentaire
Parmi les différents modèles alimentaires étudiés, un régime de type méditerranéen est celui dont les données sont les plus consistantes en fertilité et en AMP. Il est associé à : une meilleure qualité ovocytaire et spermatique et de meilleurs taux de grossesse en PMA dans certaines études.
L’objectif n’est pas un régime strict, mais une base méditerranéenne la majorité du temps.
- Fruits et légumes variés
- Céréales complètes et légumineuses
- Poissons (dont poissons gras)
- Huiles riches en oméga-3 (olive, colza, noix)
- Oléagineux en quantités modérées
À limiter
À limiter
- Aliments ultra-transformés et sucres raffinés
- Excès de graisses saturées et trans
- Charcuteries et viandes transformées
Et chez l’homme ?
Une alimentation de meilleure qualité est associée à de meilleurs paramètres spermatiques, probablement via une réduction du stress oxydatif et de l’inflammation. Elle agit en synergie avec l’arrêt du tabac/cannabis et le contrôle du poids.
Caféine
Les données scientifiques suggèrent qu’une consommation excessive de caféine pourrait être associée à des issues reproductives moins favorables.
- Limiter les excès (boissons énergisantes, consommation très élevée) ;
- Rester dans une consommation modérée (≈ ≤ 2–3 cafés par jour).
Facteurs
Environnement
Perturbateurs endocriniens
- Plastiques chauffés (bisphénols, phtalates) : ne pas chauffer les aliments dans du plastique, privilégier verre, inox ou céramique.
- Cosmétiques et parfums synthétiques : limiter les produits très parfumés.
- Solvants, peintures, produits ménagers très parfumés : aérer le logement quotidiennement.
Pollution de l’air
Chaleur et fièvre chez l’homme
La spermatogenèse nécessite une température testiculaire inférieure à celle du corps. Une exposition thermique peut altérer la qualité du sperme pendant 1 à 3 mois, de façon réversible.
- Fièvre récente ou prolongée.
- Bains très chauds, saunas répétés.
- Vélo, moto ou station assise prolongée.
- Expositions professionnelles à la chaleur.
Quand agir ?
Anticiper pour optimiser les chances de grossesse
Idéalement 3 mois avant un projet de grossesse ou une PMA. Ce délai est particulièrement pertinent pour :
- La qualité spermatique (cycle complet de spermatogenèse).
- L’optimisation de l’environnement métabolique, hormonal et endométrial chez la femme.
- L’amélioration des chances de succès dès les premières tentatives.
FAQ
Environnement et fertilité
Quels sont les principaux facteurs qui influencent la fertilité chez la femme et chez l’homme ?
Tabac et cannabis : quel impact sur la fertilité et les chances de réussite en FIV ?
Pourquoi est-il recommandé de modifier son hygiène de vie 3 mois avant une FIV ou une PMA ?
Quel est l’impact du poids (IMC) sur les résultats en PMA et en FIV ?
Perturbateurs endocriniens et fertilité : faut-il tout éviter avant une PMA ?
Non. L’approche la plus robuste est une réduction raisonnée de l’exposition, ciblant les gestes à fort impact.